À travers le corps,
le paysage et le mouvement,
cette étude explore l’instabilité de la distance,
des îles et de l’identité.
Performance expérimentale, peinture live, danse, musique électronique
Galerie Le Garage, Lorgues, France, 2025
Par la performance et la peinture,
j'engage une réflexion sur l’instabilité de l’identité,
du politique et des états insulaires.
Peinture et Performance
Arcylique, toile, céramique, photo, bois, poème
La Déviation,Marseille, France, 2023
Des poussières blanches
flottent
volent
disparaissent,
sous la précipitation du temps
restent sur les rochers,
couche par couche
les voilà strates.
La croisière en mouvement
l'île en mouvement
la caravane sans attaches, la vie mobile.
Elle a dit : " Je n'ai apporté que quelques vêtements et fournitures nécessaires".
J'ai vu des familles déplacer leurs vies dans un cortège de caravanes.
J'ai vu des gens construire leurs maisons à mains nues.
Où sont les racines?
Le vent souffle.
A la manière d’Apichatpong Weerasethakul, le cinéaste Thaïlandais, j’interroge le visible et l’invisible.
Comme lui, je viens d’Asie et je porte d’autres récits., qui mettent en lien l’humain, son
environnement et le vivant. Tout est ensemble et s’active dans des interrelations complexes mettant
en lien l’intime, le social et la nature, dans une autre durée, une autre temporalité entre passé et
présent.
Le contexte de résidence à la déviation m’a inspiré. Tout d’abord les falaises, qui environnent ce lieu
industriel. Elles sont là depuis un temps qui nous dépasse, elles racontent une histoire dans laquelle
nous sommes un élément. Ainsi, se rencontrent plusieurs réalités : celle des falaises, de leur
formation, des strates qui les composent, celle de ce lieu d’artiste, ancienne usine, qui porte les
traces de l’activité industrielle avec la poussière, le métal, l’architecture, celle de ma vie, femme,
mère, épouse et artiste.
Où est la force des falaises ? L’énergie en bas, la lumière, ce qui est immobile en apparence, ce qui
bouge de manière invisible et que l’on ressent.
En Occident, ce ne sont que des cailloux, de la matière. Ma culture prend attention à d’autres
dimensions de ces falaises, à ce qu’elles représentent et aussi à leur énergie, au lien que nous avons
avec elles dans notre développement humain. Nous sommes liés.
Dans les peintures, j’ai fait dialoguer des éléments comme l’eau, la poussière, les couleurs, la lumière
avec des éléments inconnus, qui venaient à moi, qui venaient d’ailleurs, que j’accueillais.
J’ai aussi intégré le lieu de la Déviation, son histoire industrielle mais aussi sa réalité d’aujourd’hui,
lieu d’artistes qui porte un projet ouvert et prospectif pour la société. Ce sont des conditions très
spéciales, un collectif, pas de moyens, on pourrait dire un positionnement en marge et pourtant, il y a
une volonté affirmée de se positionner dans la société, mais en retrait, comme au bord de la vie
sociale, un lieu refuge où les gens viennent quand ils en ont besoin.
Il y a donc les caravanes, qui expriment ce positionnement en marge, comme un autre possible, qui
expriment aussi un voyage possible, un nomadisme intellectuel.
Elles apparaissent dans les peintures.
La rencontre entre tous ces éléments amène une question : c’est quoi nos racines ? Je viens de
Taiwan, c’est une ile qui flotte sur la mer. Ce n’est pas la même réalité que sur la grande terre
d’Europe. Qu’y a-t-il sous les falaises ? Mon fils dit des dinosaures, des dragons.
Comme Gauguin qui interroge les représentations à partir d’autres récits, nous pourrions nous
demander :
« D’où venons nous ?, Que sommes nous ? Où allons nous ? »
Dans l’espace d’exposition
Performance improvisée collective
Peintre : TANG Su-Mei
Danseur : THOMAS Aldo, GRAZ Lasdada
Ecriture Automatique : HEYDE Julie
Harpiste Hors Piste : DE LACROIX Cédric
Processus de live painting
Nostalgie de la mer, papier, acrylique, sables de mer, poème en encre.
Exposition colleclltive à la Galerie MAD, Marseille, 2015
This is a sea
This is a sea not so blue
This sea is more than ten thousand miles from my home
This sea is just one page of paper
This sea has a story, has a history
This sea is cold
This sea is long waves on the beach with a big sound
This sea was black last night
This sea was an orchestra
This sea is jam-blue sometimes
This sea appears a million times in my dreams
The Mediterranean in Marseille. January 2015
Dans l’espace d’exposition,
la mer devient un médium de distance et de mémoire, mesurant la relation entre soi et le lieu d’origine.
Exposition colleclltive à la Galerie MAD, Marseille, 2015
La racine n’est plus un lieu,
mais une condition mouvante.